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Avant-première du nouveau John B. Root, "Montre-moi du rose" |
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Evénement peu banal, samedi 17 janvier, avec la projection sur un vrai grand écran (celui de l’Elysées Biarritz parisien, Full HD, s’il vous plait !), d’un film X en bonne et due forme ! L’occasion ? Les dix ans des aventures numériques de l’ami John B. Root et de son site explicite-art.com, symbolisés par la présentation de son tout dernier film, Montre-moi du rose, tourné en octobre dernier. Comme il l’a expliqué avec beaucoup de franchise en préambule de la soirée, ses activités Internet s’avèrent suffisamment lucratives pour lui permettre, à peu près une fois par an, de se faire plaisir en tournant un "vrai" film. Oh, dans des conditions économiques spartiates qui le situe encore bien loin du "cinéma du milieu" théorisé du Club des 13, hein… Montre-moi du rose fut en effet tourné en cinq jours ! Contrairement à une idée reçue persistante : le X, ça eut payé, mais ça paye plus. En tout cas, le cinéma X. Et John B. Root est un cinéaste, un vrai ! Si, sur Internet, il se consacre selon ses propres mots à du "porno gonzo" (du cul, rien que du cul), il n’en va pas de même dans ses films, où il tient résolument le cap d’un cinéma que l’on pourrait qualifier de "mixte", avec du sexe, oui (beaucoup, et pas du soft), mais aussi de nombreuses scènes de comédie (ici, pas moins de 60 minutes sur les 108 que comptent le film). Quand vous n’avez que cinq jours pour tourner un film, vous lancer dans l’écriture d’un scénario particulièrement ambitieux et sophistiqué n’a aucun sens. John B. Root a depuis longtemps eu l’intelligence de comprendre que vous deviez alors principalement miser sur deux atouts pour élever vos scènes de comédie au-dessus du niveau d’une vulgaire production Dorcel, Woodman ou Coppula : les dialogues et les comédien(ne)s. Sur ces deux aspects, Montre-moi du rose s’avère particulièrement convaincant. Le film est souvent très drôle, parfois très cru (le "Tu veux un GPS ?" lancé par Milka Manson à un Phil Hollyday ayant un peu de mal à trouver la porte de derrière pour assurer une double pénétration sur un quad (!) est assurément appelé à rester dans les an(n)ales !), parfois plus subtil aussi. Malgré quelques savonnages épars (donnant un délicieux petit côté natur(al)iste à l’affaire), les comédiens jouent vraiment la comédie. A tel point que, pourtant tout professionnels du X qu’ils soient, on finit par les voir davantage comme des comédiens "classiques" assurant des scènes de cul que comme des hardeurs/deuses s’essayant piteusement à ânonner de vagues répliques. Il est vrai que, habitués des productions JBR Media, Titof (pas le "comique" marseillais, l’autre) et l’immense Sebastian Barrio sont rompus à ses vraies scènes de comédie et arrivent à faire exister leurs personnages évidemment archétypiques. Et comme ce grand nigaud de Barrio n’est pas sans nous rappeler Bernard Menez, les films de B. Root ressemblent peut-être assez à ce que pourrait donner du Jacques Rozier X… La mise en scène tire également joliment profit des somptueux décors naturels de la Crète et une scène, assez troublante, voyant Milka Manson et Sebastian Barrio s’ébattre sous les yeux de leurs deux chevaux n’est pas sans évoquer le "regard de l’âne" du Au hasard Balthazar de Robert Bresson. Eh oui… Si l’on rajoute à tout ça une savoureuse et bien trop courte apparition de John B. Root lui-même en directeur des Editions de la Musardine (qui ont prêté leur boutique pour la première scène), on a tout pour passer un bon moment, ce qui sera possible pour tous les abonnés de Canal + dès le mois d’avril, durant lequel le film sera présenté dans une version amputée de 18 minutes ("de cul", dixit John !). On peut aussi commander le dvd, dans la boutique en ligne d’Explicite-Art. Retrouvez également l'interview que John B. Root a eu la gentillesse de bien vouloir nous accorder. Retrouvez d'autres articles sur John B. Root : John B. Root - "Ally" (2002) Entretien avec John B. Root à propos de "Montre-moi du rose"
Commentaires
De : noodles CET ARTICLE sur le fils spirituel de terrence malick et abbas kiarostami tombe très bien puisque c'est l'heure du nouveau QUI A VU ??????? Qui a vu BARON OF ARIZONA de Sam Fuller ?? j'espère que vous allez assurer parce que côté RAMPAGE, c'était proche du zéro pointé. De : Shiny Happy Bornu ah oui tiens vu celui-ci, mais cela n'a aucun rapport avec le sujet (si ce n'est peut-être l'usage B-Rootiste du cigare de Fueller ?) donc cela risque d'entrer dans le cadre des règles de bonne conduite de module commentaire sur un webzine pluridisciplinaire digne de ce nom. De : noodles pluriquoi ? De : mr_kenyatta Première diff' tout à l'heure sur Canal, à bon entendeur... Insérer un commentaire : |
